L'automne de la vie...


Cette année, l’équinoxe d’automne est passé incognito le 22 septembre, derrière l'écran de fumée générée par COVID-19. Pourtant, cet instant un peu magique où le soleil passe au zénith de l'équateur terrestre et où la durée du jour égale à celle de la nuit nous plonge progressivement vers le creux abyssal de l’hiver, saison la plus yin de toutes. Le fait que les journées raccourcissent nous procure le merveilleux spectacle du changement des couleurs des feuilles que nous en soyons conscients ou non, le changement des saisons nous affecte profondément en plus de se répercuter sur notre quotidien.


L’automne est sans contredits l’heure de la séparation, ce processus se produit dans toute la nature pour préparer à la vie nouvelle. Pour qu’il y ait récolte, le fruit doit en effet se séparer de l’arbre et symboliquement, l’âme se séparer du corps. L’Halloween représente d’ailleurs cette période charnière où le voile entre le monde des vivants et celui des morts est à son plus fin. Puis viendra la chute, il faut inexorablement se résoudre à se détacher du cycle passé et de ce qui n’a pas servi au cours de ce cycle. Il faut apprendre à se séparer de tout ce qui n’est pas soi pour se préparer à accueillir la nouvelle vie; les semailles. L’automne symbolise le mieux ce renouveau des cycles et la promesse du futur.


Qu’est-ce que l’automne symbolise pour toi? Pour moi, je vis dans chaque fibre de mon être cette profonde transformation qui implique une série de lâcher-prises en rafales depuis mon entrée dans la cinquantaine l’automne dernier. Aucun aspect de ma vie n’y échappe et je vous avoue que je suis ébranlée jusque dans mes racines! Mais dans ce vertige qui m’envahit parfois dans l’œil du cyclone, je me rappelle que l’Univers ne tolère pas le vide et que pour chaque fruit que je laisse aller, une graine de vie fera son entrée. Ce point de bascule entre la fin d’un cycle et le début du suivant peut être vécu comme un moment de deuil mais aussi, comme le début de toutes les possibilités. Au moment le plus obscur de la nuit se pointe la lueur du jour, comme nous le rappelle le symbole yin-yang.


Travail énergétique


Afin de suivre le courant énergétique catalysé par l’Équinoxe, je t’invite à prendre un moment de recul, une rencontre avec toi-même dans la nature ou en sirotant une tasse de savoureux thé chaï afin d’accueillir ce moment de transition et de te donner l’espace nécessaire pour laisser le travail de lâcher-prise faire son oeuvre.


1) Éprouve de la gratitude pour les leçons, les expériences et l’Amour vécues et laisses-les retourner à la Terre tout en visualisant tes racines, bien enfoncées et en effectuant un mouvement de balayage des mains vers le sol en expirant.


2) Puis prends une profonde inspiration en visualisant l’énergie de vie des semances entrer par la plante de tes pieds et se répandre dans tout ton corps en accompagnant le tout d’un mouvement ascendant des mains vers le ciel.


3) Répète ce cycle d’expiration-lâcher-prise/inspiration-énergisation au moins 3 fois ou jusqu’a`ce que tu ressentes que c’est suffisant.


4) Ça peut aussi être aidant d’écrire tout ce qu’on veut laisser aller et de brûler ensuite le papier.


Suite


Il arrive souvent que lorsqu’on se reconnecte consciemment au mouvement énergétique et qu’on conscientise sa circulation à l’intérieur et autour de nous, certains souvenirs, douleurs anciennes, situations stagnantes débloquent et provoquent des sensations plus ou moins agréables. Il suffit simplement de les accueillir en restant présent(e) à notre respiration, sans jugement. Puis, on les laisse aller comme des nuages qui passent dans le ciel.


On peut aussi se faire accompagner dans ce processus mais on doit faire confiance à la Sagesse innée de notre insconscient qui veut toujours notre plus grand bien et va seulement laisser remonter les situations que nous sommes capables de gérer de manière saine et naturelle. La douleur vient de l’énergie qu’on met à retenir ces souvenirs et émotions loin de notre conscience dans une vaine tentative de l’égo pour éviter la souffrance. Le tout se dissipe lorsqu’on lâche-prise consciemment.


En conclusion


La transformation est l’essence même de la vie. Il est parfaitement illusoire de vouloir l’empêcher, tout comme on ne peut empêcher le fruit de se détacher de l’arbre lorsqu'il est mûr. Nos illusions de permanence et de séparation du tout nous causent beaucoup de souffrances et c’est la résistance au changement qui crée la friction. On veut conserver notre apparence de jeunesse, on veut garder ‘nos’ parents, ‘notre’ conjoint(e), ‘notre', situation puis ‘nos’ enfants. Mais ça ne peut pas être toujours l’été... Plus vite on s’enligne avec le mouvement de transformation et d’évolution de l’énergie, plus fluide sera l’aventure. Rappelons-nous que le mouvement, c'est la VIE et que toute croissance s’effectue à l’extérieur de notre zone de confort.


Bon automne!


Chantal Ann Dumas ND.A. pratique la naturopathie depuis 1998. Également diplômée en homéopathie et Intelligence psychocorporelle, elle axe sa pratique autour de la santé des femmes. Communicatrice aguerrie, elle offre de nombreuses formations en santé intégrative et on la retrouve régulièrement en ondes à La Radio allumée 103,3 FM et elle a produit, réalisé et animé une centaine de podcasts intitulés O Féminin disponibles sur MixCloud.com. Elle offre des consultations en français, anglais et espagnol et différents services aux entreprises. info@naturopathe.ca

118 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout